Ces dernières années, le secteur du transport aérien a connu une croissance de 5% de passager par an en moyenne. Pourtant, c'est le mode de transport le plus créateur de CO2 par passager au kilomètre.
Un moyen de transport polluant. La voiture et le train émettent respectivement deux et six fois moins de rejet de CO2 que l'avion selon le site internet Ecoconso. Cette différence est encore plus nette dans le domaine du fret. Transporter des marchandises par avion produit sept fois plus de CO2 qu'en camion et quatre vingt fois plus qu'en train ou en bateau. De fait, les avions sont responsables de 3% des émissions des gaz à effet de serre (GES) dans l'Union Européenne. Ces émissions ont presque doublé entre 1990 et 2004. Par ailleurs, l'impact environnemental de l'aviation ne se limite pas au rejet de CO2, car un réacteur d'avion émet aussi des oxydes d'azote (ce sont les trainées de condensation visibles dans le ciel). Leurs effets sont encore mal connus, mais on sait déjà qu'ils favorisent les nuages de haute altitude.
A quand l'avion 100% écologique ? Il existe déjà et fonctionne uniquement aux énergies renouvelables (électrique, solaire et hydrogène). Mais il n'existe pas pour l'instant de modèle commercial. Appelé Hy-Bird, il est développé par une PME savoyarde qui a décidé de relever le challenge technico-environnemental de la faisabilité d'un avion écologique peu bruyant.
Soulignons tout de même que l'A380 est l'un des premiers modèles commerciaux à avoir intégré dès sa conception la contrainte environnementale. À ce titre, le fuselage est plus léger et aérodynamique que ses prédécesseurs, les réacteurs consomment moins de carburant, l'éclairage intérieur se fait à l'aide de diodes LED. Le tout pour atteindre une réduction moyenne de 17% de sa consommation d'énergie.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les sites écoconso et terre-finance.
Donatien, rédaction de Manews











