Pour vaincre le virus du Sida au Brésil tout en luttant contre la déforestation de la forêt amazonienne, le gouvernement fabrique des préservatifs bios. Les ministres du gouvernement brésilien ont en effet inauguré en avril 2008 la première usine de préservatifs fabriqués en Amazonie. Les produits sont constitués de lait de latex issu des hévéas de la région.
Débouchés économiques
Non seulement le gouvernement offre un débouché économique aux récoltants de caoutchouc, mais surtout espère-t-il dissuader l’arrachement des arbres de la forêt pour que les exploitants se reconvertissent dans la récolte, la transformation et la vente de latex. L’usine bio a coûté 8 millions d’euros. Sa construction, basée sur le concept de développement durable, a duré 3 ans. Elle doit générer 150 emplois directs et indirects et bénéficier à 550 familles de la région chargées de l’extraction du latex et de l’entretien des arbres. Elle doit fabriquer une centaine de millions de préservatifs par an et permettra au Brésil de réduire sa dépendance à la Chine dans le domaine de la contraception par préservatifs.
Un exemple à suivre…
Le gouvernement du Brésil, pays d’Amérique Latine le plus touché par le virus du Sida fait donc d’une pierre deux coups. Il lutte pour la protection du « poumon » de la planète, la forêt amazonienne, tout en incitant sa population à se protéger de la maladie de façon naturelle et écologique : une première sur la planète qui espérons le, incitera d’autres gouvernements à faire de même.











