Les espèces et les hommes
La faune piscicole «originelle» de la Seine était très riche et variée. Au fil du temps, elle s'est appauvrie pour se limiter à quelques espèces.
Les premières perturbations liées à l’homme commencent dès l’Antiquité avec l’introduction de nouvelles espèces piscicoles (carpes, brochets, sandres, truites arc-en-ciel, perches-soleil, silures comme les poissons-chats). Si l’on fait un bilan historique, cette diversité s’est globalement enrichie. L'état des lieux listait 33 espèces. Aujourd'hui, il a pu être constaté une amélioration encourageante, puisqu'on en dénombre 45. Au total, 19 espèces, soit 40% de la faune actuelle, ont été introduites par l’homme. .
Mais les activités de l’homme sur la Seine ont entraîné l’extinction de 7 espèces migratrices, parmi lesquelles l’esturgeon, la grande alose, le saumon, la truite de mer et la lamproie marine. L’exemple le plus marquant est donc la disparition de la plupart des espèces migratrices, à l’exception de l’anguille. Cette perte représente 20% de la faune originelle.
La reproduction
Aujourd'hui, la pollution des eaux continue à faire des dégâts. Même si la qualité de l'eau ne cesse de s'améliorer et que la variété des espèces s'est sensiblement améliorée depuis vingt ans, les experts constatent que trop peu de poissons survivent dans ce fleuve, malgré leur reproduction qui a pu continuer.
De plus, plusieurs études ont mis à jour un fait inquiétant : la pollution joue toujours un rôle désastreux sur leur devenir puisque 15% des poissons mâles se sont féminisés !
Les recherches actuelles ne peuvent pas ramener le fleuve à son état originel, mais il est toutefois possible d’envisager dès aujourd'hui une gestion équilibrée du milieu aquatique avec des activités humaines plus respectueuses de l'eau de la Seine.











