Qualité
en plus et dépense énergétique en moins.
Dans le monde des smartphones, Amoled
et Retina
sont aujourd'hui des technologies d'écran que l'on pourrait presque
qualifier de « classiques ». La première est l'une des
plus utilisées tandis que la deuxième, équipant les iPhone 4
d'Apple, bénéficie d'une aura planétaire. C'est d'ailleurs Retina
qui a remporté cette année le premier prix aux Display
of the Year Awards
(DYA) de Los Angeles (Etats Unis). Elle a même été qualifiée à
cette occasion de « révolutionnaire », au regard de sa
faible consommation d'énergie et de sa qualité d'image. Le deuxième
prix a été donné à Samsung pour son écran Amoled. Technologie
utilisée depuis déjà plusieurs années pour les téléphones
mobiles, baladeurs et appareils photo numériques,
Amoled (Active
matrix organic light-emitting diode) ne nécessite pas de
rétro-éclairage. L'intérêt ? Un écran moins lourd et moins
énergivore qu'un classique LCD. Plus lumineux que ces derniers, les
écrans Amoled affichent en outre un meilleur contraste et autorisent
un angle de vue relativement large. C'est pour l'instant la
technologie phare de Samsung, qui vient tout juste d'annoncer la
sortie en 2012 d'écrans
Amoled flexibles
pour smartphone.
Biomimétisme
pour écran réfléchissant.
Plus nouvelle, la technologie Mirasol fait quant à elle ses premiers
pas sur le marché. C'est pour l'heure Amazon qui contribue à la
populariser. La célèbre librairie en ligne prépare en effet la
sortie d'un smartphone sous Androïd (système d'exploitation de
Google) muni d'un écran Mirasol. Cette technologie d'affichage
inventée par Qualcomm
utilise
le procédé de réflexion Imod (Interferometric MODulation) associé
à des Mems (Micro-electro-mechanical Systems). Sans rétro
éclairage, très réfléchissante et consommant peu d'énergie, elle
autorise la lecture de tout type d'informations, même en plein
soleil. Comment ça marche ? Mirasol copie tout simplement la
nature (on parle de biomimétisme) en utilisant la capacité de
l'oeil à identifier un objet en fonction des faisceaux lumineux
qu'il ne laissera pas passer, l'écran réflectif va donc renvoyer à
l'oeil les faisceaux non absorbés (voir l'article Amazon
prépare le premier smartphone à écran Mirasol & dual-core sur
Androïd
publié par le site FrAndroid). Bien sûr sans lumière extérieure,
l'écran est peu lisible, voire même illisible. Consommant peu
d'énergie car ils sont passifs (deux fois moins en moyenne que les
autres technologies d'écran), ces écrans réflectifs sont également
peu sensibles aux reflets. Notons également que ce smartphone
dispose d'un microprocesseur double coeur et d'un revêtement de
l'arrière en cuivre qui lui permet de recharger sa batterie à
l'aide de panneaux solaires. Dénommé pour l'instant Blaze, ce petit
bijou de technologie devrait être commercialisé début août aux
Etats Unis.
L'écran
qui fabriquait sa propre énergie. C'est,
selon
son concepteur Wysips,
le
premier film photovoltaic au monde qui soit adaptable à toutes les
tailles d'écran. Appliquée sur l'écran d'un smartphone, cette
couche transparente et ultra fine permettrait de recharger en
permanence sa batterie avec l'énergie solaire (environ six heures
d'exposition directe selon Wysips pour une recharge totale de la
batterie). Un prototype devrait être présenté dès l'année
prochaine sur la base de 30 minutes de conversation pour une heure de
chargement. A noter que cette technologie de film voltaïque est
applicable à bien d'autres domaines : écrans, fenêtres,
revêtement en tissus... toute surface susceptible de recevoir de la
lumière peut être transformée en source énergétique.
Andrée
Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La
net économie,
PUF 2007, collection Que sais-je ?











