Non ce n'est pas le titre d'une BD. Mais l'une des innovations remarquées par la revue du célèbre Massachusetts Institut of Technologies (MIT) américain. C'est quoi exactement ?
Chargeur
solaire pour téléphones mobiles et autres produits nomades, ce sac
à dos contient des panneaux solaires pas comme les autres. Fabriqué
par
Mascotte
Industrial Associates (MIA),
une entreprise de Hong Kong, ce sac de sport est en effet l'un des
premiers produits commerciaux au monde à utiliser l'encre qui
sensibilise les cellules solaires. D'un rendement plus faible que les
cellules photovoltaïques classiques - environ 12 pour cent - ces
cellules en couche mince offrent en contre partie des avantages
économiques particulièrement intéressants. En présentant ce sac
d'un genre nouveau, la revue du Massachusetts
Institut of Technologies
(MIT) américain, Technology Review, insiste sur leur faible coût de
production, leur capacité à s'imprimer sur des matériaux souples
et leur efficacité de production d'énergie, même en lumière
artificielle ou indirecte.
Des
cellules solaires qui s'impriment. Fortement
innovant, le procédé de fabrication de ces cellules permet
de produire des panneaux solaires flexibles qui peuvent se coudre
indifféremment sur un sac, une veste ou n'importe quel autre
vêtement ou accessoire. Ce procédé
photo-électro-chimique de captation de l'énergie solaire appelé
Dssc (dye-sensitized solar cell) a été inventé en
1991 par Michael Grätzel et Brian O'Regan de l'Ecole Polytechnique
Fédérale de Lausanne (Suisse). A l'image des plantes qui se servent
de la chlorophylle pour transformer la lumière, les cellules Dssc
utilisent une encre photosensible qui libère des électrons sous
l'effet de la lumière. Le procédé à été industrialisé, entre
autres, par la firme anglaise G24
Innovations avec laquelle MIA travaille depuis 2008.
Andrée
Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La
net économie, PUF 2007, collection Que
sais-je ?