Fils
du commerce électronique.
Avec 17,5 milliards d'euros de ventes réalisées via internet au
cours du premier semestre 2011 (soit 20% de plus comparé à 2010
selon la Fevad),
la commerce électronique est solidement établi en France. Procédure
d'achat en ligne à partir de n'importe où via un smartphone, une
tablette ou tout autre baladeur connecté au web, le m-commerce est
tout simplement la composante mobile du commerce électronique. Il
profite donc pleinement de l'essor de ce dernier : selon une
étude du cabinet d'analyse Forrester, Mobile
Commerce Forecast : 2011 to 2016,
le m-commerce pèserait pas moins de 25 milliards de dollars en 2015
et 31 milliards de dollars en 2016 !
Les
billets d'avion et de train, les rois de la vente sur mobile.
Pas de grandes différences non plus au regard des produits vedettes.
Achetés via un mobile ou non, les marchandises et les services qui
se vendent le mieux sur internet sont celles et ceux qui sont le plus
facilement dématérialisables et les plus mondilisés. Arrivent
ainsi en tête des ventes du m.commerce tout ce qui concerne les
voyages (billets d'avion et de train, réservations d'hôtels,
locations,...), puis viennent en deuxième position les produits
culturels (DVD, CD, livres, jeux vidéos...). Dans une deuxième
partie du classement, l'habillement et les chaussures se placent en
troisième position, tandis que matériel vidéo et hi-fi d'in côté
et informatique de l'autre se hissent aux quatrième et cinquième
positions. Enfin, les jeux et loisirs créatifs d'une part,
l'électroménager d'autre part terminent ce classement des produits
et services les plus achetés depuis un téléphone mobile (voir la
présentation de l'étude de CCM Benchmark sur LeJournalduNet
Une
autre façon de profiter des promotions. En
2002, le film Minority
Report
faisait déjà référence aux
applications du m-commerce liées à la géolocalisation
(le
héros du film est interpellé par son nom par un
panneau publicitaire alors qu'il passe simplement devant celui-ci).
Depuis, on parle toujours de ce mariage à trois entre le mobile, le
marketing et la géolocalisation. En revanche, on commence seulement
à en voir les premiers fruits dans la vie concrète. La
conséquence ? Les promotions géolocalisées (push marketing)
dont on parle sont pour l'heure essentiellement celles des grandes
enseignes. Le principe ? Utiliser la possibilité de localiser
les clients pour leur proposer des promotions de proximité. C'est en
Angleterre, à l'automne 2010, que l'Oréal et Starbucks ont
expérimenté ce type de marketing promotionnel. Des alertes et des
bons de réduction de l'enseigne ont été envoyés via SMS ou MMS
aux clients (seulement ceux acceptant de recevoir les offres
promotionnelles) lorsqu'ils se trouvaient à proximité d'un magasin
de la marque (voir l'article publié par Mobile
Beat)
Andrée
Muller
- Journaliste, écrivain - Auteure de La
net économie,
PUF 2007, collection Que sais-je ?











