Cette encyclopédie est une véritable prouesse de démocratisation de la production culturelle mondiale, de 8000 avant JC à nos jours. Plus que leur nombre -1200 objets disponibles seulement pour l'instant - c'est le principe de navigation du site de la BNM qui retient le plus l'attention. Son ergonomie est en effet assez étonnante, autant par la facilité de recherche qu'elle autorise que par son caractère multinational. La totalité des fonctions de navigation est, en effet, disponible en sept langues (arabe, anglais, chinois, espagnol, français, portugais et russe). Et c'est donc dans toutes ces langues qu'il est possible d'accéder aux différentes ?uvres par le lieu, la période, le thème ou le type d'élément. C'est ainsi l'Europe, avec 380 objets en ligne, qui présente le plus grand nombre d'?uvres de son patrimoine. Les périodes les plus riches quant à elles sont la dernière moitié du dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième. En fonction des thèmes, ce sont la géographie puis les beaux arts qui arrivent en tête. Les gravures et les photos sont de loin les plus nombreuses... En provenance des archives nationales américaines ou des bibliothèques nationales de Russie, de France, de Serbie, de Chine, du Brésil ou encore d'Israël pour ne citer qu'elles, toutes ces ?uvres sont mises à disposition sur le web par pas moins de vingt cinq institutions nationales.
Inaugurée le 21 Avril dernier au siège parisien de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), la BNM est un projet de collaboration entre les États-Unis, la Bibliothèque du Congrès, l'UNESCO et plusieurs partenaires du monde entier. Ces derniers apportent leur contribution en termes de contenu, mais aussi de conservation, catalogage, linguistique, et expertise technique. Le projet a également reçu le soutien du secteur privé, dont Google et la Fondation du Qatar, pour 3 millions de dollars chacun. Ont également participé au financement, la Carnegie Corporation de New York (2 millions de dollars), ainsi que l'Université des sciences et technologies d'Arabie saoudite et Microsoft pour 1 million de dollars chacun.
Andrée Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La net économie, PUF 2007, collection Que sais-je ?











