Toutes les femmes doivent un jour ou l'autre faire face à de grands bouleversements hormonaux. Cette étape inévitable de la ménopause commence en moyenne entre 45 et 50 ans. Mais qu'est-ce que la ménopause au juste ? Quelles solutions luttent efficacement contre ces troubles déplaisants ?
Savoir reconnaître les signes. La ménopause est le moment dans la vie d'une femme qui marque la fin des menstruations et de l'ovulation. Il est parfois difficile de l'identifier car l'arrêt de l'activité des ovaires se fait progressivement. Elle évolue généralement en trois étapes :
- La périménopause. Cette première phase dure en moyenne trois ou quatre ans. Les premiers signes apparaissent classiquement vers 45 ans, mais ils surviennent parfois bien plus tôt. Pendant cette période l'ovulation et les règles sont irrégulières, ce qui entraine une baisse de la production de progestérone mais pas des oestrogènes. Il se crée alors un déséquilibre entre les deux, et celui-ci peut se manifester par le gonflement des seins, du ventre et une prise de poids.
- La ménopause. A l'approche de la cinquantaine, la production des estrogènes diminue également, ce qui peut provoquer une sécheresse vaginale et des bouffées de chaleur. Les règles finissent par s'arrêter. Mais ce n'est pas toujours définitif : elles réapparaissent parfois après une longue période d'interruption. Ce phénomène est provoqué par les oestrogènes qui continuent d'être produits par l'organisme.
- La post-ménopause. Cette dernière étape signe la cessation définitive du fonctionnement ovarien. On considère que la ménopause est confirmée quand les règles s'arrêtent définitivement même sous traitement progestatif.
Les traitements substitutifs. Le THS (traitement substitutif hormonal) ou THM (traitement hormonal de la ménopause) consiste à apporter à l'organisme la progestérone ou les ?strogènes qui lui manquent. A la périménopause les troubles de certaines femmes sont équilibrés avec une pilule faiblement dosée, d'autres prennent de la progestérone ou des oestrogènes. Le traitement est établi au cas par cas, selon les symptômes ressentis par la patiente. A la ménopause le processus est stabilisé. Et une fois que le médecin a trouvé le bon dosage, le traitement en oestrogènes se poursuit de façon identique et régulier. Plus de détails sur Femme actuelle.
Quels risques ? Diverses études auraient montré que certains traitements favorisent le développement de maladies graves. Le THM ou THS oestroprogéstatif augmenteraient les risques de cancer du sein. En revanche le THM à base d'oestrogènes seuls, accroitrait le risque de cancer de l'endomètre (utérus), mais il serait sans effet pour les seins. D'autres études auraient également observé l'apparition d'accidents cardio-vasculaires, d'embolie pulmonaire, d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, le tout généralement après 60 ans. Toutefois, pour l'heure, les résultats de ces études restent en pointillé. Et en la matière, aucune certitude médicale n'existe.
Pour ou contre ? Le traitement hormonal a l'avantage d'améliorer le confort au quotidien. Mais il tend surtout à prévenir les risques d'ostéoporose. En effet, le THM limite la déminéralisation osseuse. Fréquente lors de la ménopause, celle-ci peut générer des fractures des poignets, des hanches et même des vertèbres. Prévention d'un coté, risques non prouvés mais latents de l'autre : le traitement hormonal est sujet à controverse. Mais s'il est médicalement justifié, on peut penser que ses bienfaits équilibreront ses inconvénients. La solution consiste donc à poser le pour et le contre, et surtout à discuter franchement avec son médecin. De nos jours à l'écoute de leurs patientes, ils prescrivent généralement le THS avec tact et mesure. De plus, les femmes sous traitement sont soumises régulièrement à des examens approfondis. Ceci facilite un dépistage précoce en cas de tumeur. Il semblerait en outre que si le THS n'est pas pris au-delà de cinq ans, le risque de cancer serait comparable à celui d'une femme n'ayant pas suivi de traitement hormonal.
Pourquoi pas la médecine douce ? Le traitement hormonal n'est pas un aboutissement obligatoire à la ménopause. En effet, certaines femmes ne ressentent quasiment aucuns désagréments et se contentent de vivre avec. D'autres ne développent qu'un seul symptôme gênant et optent plutôt pour la médecine douce à base de plantes. Si vous faites partie des moins chanceuses qui présentent plusieurs symptômes handicapants, commencez par consulter un médecin. Si aucune contre-indication ne s'y oppose, le traitement viendra apaiser les symptômes désagréables. L'important est de suivre scrupuleusement la prescription de votre médecin, et de ne jamais essayer le traitement de l'une de vos amies !
Karine, rédaction de MaNews











