Les tendinites les plus fréquentes sont celles de l'épaule, mais aussi du genou, du coude, des hanches, des chevilles, des mains ou encore des poignets. Les causes sont multiples : mauvaise position, troubles morphologiques, séquelles traumatiques, certains médicaments,...l'âge.
Une tendinite est une inflammation très douloureuse d'un tendon. Constitués d'un tissu peu élastique et peu vascularisé, ces derniers relient les muscles aux os. Certains sont enfermés dans une enveloppe appelée gaine synoviale contenant un liquide, la synovie. C'est ce liquide qui permet au tendon de coulisser en douceur. Et en cas d'inflammation, on parle alors de ténosynovite.
Des causes très diverses. Le plus souvent les tendinites sont dues à des mouvements répétés, un effort trop intense ou un mauvais échauffement par exemple. En effet, sollicité de façon prolongée, c'est-à-dire soumis a des contraintes importantes sur une période longue, la résistance d'un tendon peut s'altérer. De plus, un exercice physique intense peut provoquer une augmentation d'acidité dans les tissus. Et cette production d'acide urique peut déclencher des tendinites. Il en résulte alors irritation, inflammation et douleur vive. A noter que l'inflammation est le seul moyen pour notre organisme de dire stop à l'accumulation de toxines (urée, acide urique, acide lactique qui sont les déchets de la combustion musculaire). Le corps produit constamment des purines qui sont véhiculées par le sang. C'est pourquoi, il est recommandé de boire beaucoup pour évacuer ces toxines. Si le drainage est insuffisant, des dépôts d'acide urique viennent se déposer sur les articulations sous forme de petits cristaux, où ils créent une douleur intense. Il convient également de limiter la consommation de certains aliments qui induisent une augmentation de l'acidité (épinard, chou, charcuterie, fruits de mer...). A savoir aussi que toute infection même bénigne est susceptible de favoriser une réaction inflammatoire localisée sur un tendon ou un muscle, l'exemple le plus banal est la carie dentaire.
Du repos mais pas d'immobilité totale. Le traitement de base est la mise au repos du membre sollicité et parfois son immobilisation (atèle, bandage, mise en écharpe). Cependant il est important de continuer à effectuer des mouvements passifs. En effet, s'il ne travaille plus, le tendon peut se raccourcir, ce qui a pour effet de diminuer l'amplitude du mouvement.
Comment soulager la douleur ? On peut déjà appliquer simplement une poche de glaçons ou de physiopack et prendre un antalgique. Certaines plantes peuvent aussi s'avérer efficaces, ainsi que les traitements homéopathiques (Bryonia 7CH, Belladonna 5CH). Toutefois si le mal persiste, n'hésitez pas à consulter un médecin. En effet, en cas de récidive chronique ou si un traitement efficace n'est pas entrepris suffisamment tôt, il y a un risque de rupture du tendon. Il n'y a alors, pas d'autre alternative que la chirurgie. Avant d'en arriver là, le médecin peut décider de vous prescrire un anti-inflammatoire, plutôt en gel que par voie orale (peu vascularisé le tendon est peu réceptif au traitement par voie sanguine). Le moyen le plus efficace est l'infiltration car le produit est dirigé à l'endroit exact de l'inflammation. Au total, on observe de bons résultats avec les méthodes d'acuponcture, de mésothérapie et la kinésithérapie (massage, ultra-sons, application d'une source de chaleur).
Quelques conseils de prévention. Comme mieux vaut prévenir que guérir, ne négligez pas un bon échauffement et octroyez vous des phases de repos si vous stimulez trop un muscle. Pensez à boire au moins 1,5 litre par jour et surveillez votre alimentation. Enfin, il est important de détecter rapidement la douleur pour la traiter le plus tôt possible.
Karine, rédaction de MaNews











