Tolérance. En théorie les feux de jardin sont strictement interdits par la loi. Cependant la règlementation s'élabore au niveau local par des arrêtés municipaux ou préfectoraux, elle peut donc varier en fonction de la ville où vous habitez. Ainsi, dans les régions où le risque de propagation d'incendie est le plus important, il est rigoureusement interdit tout au long de l'année de faire brûler quoi que ce soit dans son jardin. Pour compenser cette interdiction un service de ramassage des déchets verts est organisé. Sinon le voyage à la déchèterie s'impose...
Certaines mairies tolèrent cependant l'écobuage entre le 1er octobre et le 30 mars. Attention si vous brûlez autre chose que des déchets verts ou si vous braver l'interdiction, vous pourrez avoir la désagréable surprise de recevoir la visite des pompiers et gendarmes. Les premiers vous feront payer l'intervention, les seconds vous verbaliseront avec à la clef, dans certains départements, une sanction qui peut aller jusqu'à de la prison ferme.
Bon sens et courtoisie. Dans les communes où l'écobuage est toléré, quatre règles doivent généralement être respectées. Le tas de végétaux ne doit pas dépasser 1 mètre de hauteur et 1,5 mètre de diamètre. Le vent ne doit pas souffler à plus de 40 km/h. Le feu ne doit pas être allumé à moins de 25 mètre des voies de circulation ni à moins de 10 mètres des lignes électriques aériennes. Et surtout, il ne faut brûler que des végétaux, pas d'ordures ménagères.
On y ajoutera en plus des règles de bon sens et de courtoisie élémentaires (qui malheureusement n'atteignent pas le cerveau de tout le monde), à savoir : prévenir ses voisins et éviter de les incommoder en allumant un feu alors qu'ils sont en train de déjeuner dehors. Un avertissement qui vaut aussi pour le passage de la tondeuse.
Petit plus : pensez à conserver les cendres ou les végétaux broyés qui font un excellent compost. En respectant tous ces principes vos légumes vous feront la bise, et vos voisins aussi.
Nicolas, rédaction de MaNews











