Si vous devez renoncer à un voyage,
renseignez-vous sur les conditions d'annulation. Si vous l'annulez un mois
avant, les voyagistes ne demandent généralement qu'une dizaine d'euros
d'indemnités. Mais plus le jour J approche, plus l'addition s'alourdit. C'est
là qu'intervient l'assurance annulation : elle garantit, en principe, le
reversement de ce que le voyagiste n'a pas voulu vous rembourser.
Quelques précautions à suivre avant de s'engager. Avant même de prendre une quelconque assurance annulation, regardez d'abord si votre carte de paiement international prévoit une garantie en cas d'annulation de voyage. C'est souvent le cas avec des cartes haut de gamme. Passer donc un petit coup de fil à votre banquier pour ne pas faire de doublon. Si ce n'est pas le cas, et que vous souhaitez souscrire à ce type d'assurance, lisez attentivement le contrat.
Des conditions d'annulation très
restrictives. Les assureurs ont soigneusement listé dans
leurs contrats les cas auxquels s'appliquent l'assurance annulation : le
décès d'un proche, une maladie grave, un licenciement, un employeur qui, à la
dernière minute, change les dates de vos congés payés, un grave problème
(incendie, dégâts des eaux, etc.) dans votre maison. Et en général, il faut que
le ou les événements susceptibles d'entraîner l'annulation du voyage aient lieu
dans la semaine, voire les quelques jours précédant le départ prévu !
Le quotidien n'est pas pris en compte. Vous
ne pourrez pas bénéficier de l'assurance annulation de votre voyage si vous
changez simplement d'avis et décidez de ne plus partir. Idem si vous avez une
obligation professionnelle « normale » (autre qu'un licenciement ou
le changement de vos dates de congés par votre employeur), par exemple un
nouveau contrat de dernière minute à boucler. Même chose encore si l'ambassade
vous a refusé votre visa ! Trop « quotidiens », tous ces motifs ne
sont généralement pas couverts par les assurances d'annulation.
Fatima Rougi, journaliste - auteure du blog DailyRougi











