Cheminées, quoi de neuf ?

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Mardi 22 Mai 2012
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Maison et jardin
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Cheminées, quoi de neuf ?
Portées par une conscience écologique partagée par un nombre de plus en plus grand de personnes, les cheminées ne cessent de se renouveler. Voici les dernières tendances.
 Remis au goût du jour par le prix croissant de l'énergie, le chauffage au bois par cheminée évolue sans cesse. Des poêles-cheminées aux innovations en matière de distribution de chaleur, la cheminée moderne a aujourd'hui la capacité de chauffer longtemps de grands volumes à l'instar d'un chauffage central. Et ce, de façon beaucoup plus économique et écologique.

 

Diversification des sources d'énergie. Alors que traditionnellement une cheminée ne fonctionnait qu'au bois, plusieurs innovations techniques en diversifient aujourd'hui les combustibles. Le plaisir de la cheminée restant la contemplation du feu, ces nouvelles cheminées cherchent à marier performance énergétique avec esthétisme et foyer à flamme visible.

 

Ainsi les appareils de chauffage à gaz se sont transformés en cheminées à gaz exposant un feu visible pouvant trôner sans honte dans le séjour. Ces cheminée combinent l'attrait esthétique et convivial du foyer apparent avec l'aspect « propre » du gaz, peu polluant et efficace. Elles peuvent même s'orner de fausses bûches en céramique pour imiter un feu de bois réel. Les avantages ? Economiques d'abord, d'usage ensuite. Fini la corvée d'approvisionnement en bois et des allers-retours du bûcher au salon.

 

La cheminée bio éthanol signe de manière encore plus significative ce retour en force de la cheminée dans l'habitat contemporain. Sa nouveauté tient principalement dans l'absence de conduit d'évacuation des fumées, jusque là indispensable à toute combustion. Si en brûlant, bois et gaz dégagent en effet du monoxyde de carbone, la combustion du bio éthanol ne produit ni fumée ni gaz nocif. Par ailleurs, d'une architecture beaucoup plus compacte que les cheminées classiques, celles au bio éthanol trouvent facilement leur place dans de petits appartements. Enfin, alimentées par un réservoir de carburant liquide intégré, elles sont parfaitement autonomes. Isolées dans leur structure, elles peuvent être posées à même le sol sans protection isolante. Compactes, légères et autonomes, ces nomades peuvent aller de pièce en pièce, s'installer sur un meuble, ou s'accrocher à un mur.

 

Un rendement calorifique qui s'améliore. Pourcentage entre l'énergie consommée et la chaleur produite, le rendement calorifique d'un appareil de chauffage varie à la fois en fonction des ses caractéristiques techniques propres, du combustible utilisé et de son mode d'utilisation. Ainsi, le rendement d'un feu ouvert par exemple n'est que de 15 %. C'est-à-dire que la chaleur récupérée ne représente que 15 % du pouvoir calorifique du bois qui y est brûlé. A ce niveau, les progrès réalisés ont été énormes : avec des rendements de 80 % à 90 %, inserts et poêles-cheminées dépassent dorénavant le rendement d'une chaudière à gaz classique (75 %). La chaleur diffusée dans la pièce représente donc plus de 80 % de l'énergie totale contenue dans le bois, un record de performance !L'avantage de ce rendement élevé se retrouve également dans la diminution des cendres et des rejets de gaz carbonique.

 

Désormais éligible à un label de qualité - Flamme Verte -, ce rendement permet de classer les appareils selon leurs performances énergétiques. Cinq niveaux sont ainsi indiqués par des étoiles : les appareils à une ou deux étoiles sont les moins performants et non estampillés « Flamme Verte ». Ils ne sont pas non plus éligibles au crédit d'impôt. Ce n'est qu'à partir de trois étoiles que l'achat et la pose de poêles, inserts ou cheminées ouvrent droit à un crédit d'impôt (de 25 % à 40 % du prix d'achat). Destiné il y a quelques années à encourager l'installation d'appareils de chauffage performants, ce crédit d'impôt s'applique désormais au remplacement d'appareils anciens. C'est d'ailleurs à cette option de remplacement que correspond le taux maximum de défiscalisation (40 %). Cette volonté du gouvernement de promouvoir le remplacement des systèmes de chauffage vétustes s'inscrit dans les décisions du Grenelle de l'Environnement, dans le but de limiter la consommation énergétique et de réduire la pollution.


Valéry, rédaction de MaNews.

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