Un vaccin pour les adolescentes

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Mardi 22 Mai 2012
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Un vaccin pour les adolescentes
Le cancer du col de l'utérus est très répandu chez les jeunes femmes. On propose aujourd'hui un vaccin pour enrayer ce risque. A qui s'adresse-t-il ? MaNews fait le point.
Le cancer du col de l'utérus est la deuxième cause de décès chez la femme de moins de 44 ans. Malgré les moyens de dépistage, on compte encore 3 300 femmes atteintes par la maladie, dont 1 000 en meurent chaque année. Ce cancer se développe à partir de lésions dites précancéreuses. On dispose aujourd'hui d'un vaccin pour lutter contre cette maladie. Qu'en est-il ? A qui s'adresse-t-il ?

Qu'est-ce que les papillomavirus ? Il s'agit d'une famille de virus (HPV) très répandue qui se transmet principalement lors des rapports sexuels. Ce virus est détecté chez 30 % des femmes de moins de 30 ans. 5 ans après le premier rapport sexuel, le risque d'infection atteint jusqu'à 60 %. Le plus souvent une infection au papillomavirus passe inaperçue et s'élimine naturellement. Mais il arrive qu'elle s'attaque à des cellules saines et les transforme en cellules anormales. Sans que l'on sache pourquoi, celles-ci évoluent et peuvent se transformer 15 ou 20 ans plus tard en cellules cancéreuses.

La vaccination. Depuis le 9 mars 2007, un vaccin contre les virus du papillomavirus humain est recommandé pour les femmes de 14 à 25 ans. Deux vaccins sont mis sur le marché, Gardasil ou Cervarix pour prévenir des lésions précancéreuses. Pourquoi si jeune ? Le vaccin doit impérativement être administré avant le premier rapport sexuel, ou au plus tard dans l'année qui suit. Il est administré en trois doses dans un délai de 6 mois. Son efficacité est de 70%, ce qui ne dispense pas d'un suivi médical régulier mais diminue considérablement le risque de cancer.

Quel recul pour l'avenir ? Au court terme, les seuls effets indésirables constatés sont minimes, on note juste quelques cas d'irritation de la peau au point d'injection. Néanmoins, il convient d'exercer une surveillance sur le long terme. Ne serait-ce que pour vérifier l'efficacité du vaccin dans le temps. A ce jour, la protection est confirmée pour 5 ans. Néanmoins, l'action du vaccin parait s'estomper au fil du temps. Alors faudra-t-il effectuer un rappel ? Nous n'avons pas le recul nécessaire pour l'affirmer, mais c'est une possibilité à envisager. 

Et les jeunes adolescents ? Les jeunes hommes ne sont pour l'instant pas concernés. En effet, ils ne sont pas réactifs aux virus. Pourtant ils sont à même de le transmettre à leur partenaire. Ce problème n'est pour l'instant pas pris en compte mais soulève l'interrogation. A noter que le préservatif n'est pas une protection suffisante contre les infections HPV car les papillomavirus sont si petits qu'ils passent à travers la membrane.

Alors faut-il faire vacciner nos adolescentes ? Avant de prendre une décision, parlez-en ouvertement avec votre fille. N'hésitez pas à vous faire épauler par votre médecin. Expliquez-lui que le vaccin la protègera des papillomavirus et donc du cancer du col de l'utérus. Néanmoins, il n'agit pas contre tous les virus, il faut donc rester vigilant. Profitez-en pour lui rappeler que de toute façon, il est indispensable d'utiliser un préservatif lors des rapports sexuels. Plus de renseignements sur le site internet Doctissimo

 

Karine, rédaction de MaNews

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