Avant tout, l'école maternelle française vise à l'apprentissage. Ce dernier s'appuie sur un programme national intégré. « En ce sens, elle se différencie des institutions qui, à l'étranger, ont en priorité une vocation sociale », rapporte une étude sur l'école maternelle française.
L'exemple allemand. Outre-Rhin, les écoles maternelles n'existent pas ou très peu. Il y a des « Kindergarten » qui s'apparentent à des garderies ou des jardins d'enfants. Contrairement au système français dans lequel l'éveil personnel de l'enfant est l'objectif principal, il s'agit plutôt ici de les sociabiliser. Les « Kindergarten » concernent encore une minorité de jeunes enfants allemands. Conséquence : beaucoup de mamans allemandes sont obligées de s'arrêter de travailler pour élever leur petite famille. Ces structures étant payantes, elles restent un luxe pour bon nombre de foyers.
Il ne faut pas se leurrer, l'école maternelle est une institution parfois critiquée. Trop scolaire (l'école maternelle ne serait pas une école au sens ordinaire du mot), trop exigeante, trop oppressante diront certains. Reste qu'elle est aujourd'hui l'un des seuls modèles éducatifs en charge de préparer les enfants à l'école primaire qui, elle, est obligatoire.
Natacha, rédaction MaNews











