Personnel ou professionnel ? Les réseaux non professionnels sont les plus connus du grand public, ce sont d'ailleurs les trois lauréats du classement de l'Ifop (Copains d'avant qui rassemble près d'un français sur deux, Facebook et MySpace). Moins connus du grand public, on peut citer parmi les réseaux professionnels Linked In, plutôt international et Viadeo, davantage français. A l'opposé des premiers qui permettent de partager des centres d'intérêts personnels ou de retrouver des amis, les réseaux de cette deuxième catégorie servent à entretenir des relations d'affaires et à informer d'éventuels clients ou partenaires sur ses projets présents ou avenirs. Attention toutefois, les informations personnelles indiquées sur les réseaux sont susceptibles d'être lues par tous, particuliers ou professionnels. Et ce, quelle que soit la nature du réseau, pro ou perso. Les recruteurs en particulier, scrutent les réseaux sociaux. Mieux vaut donc être prudent sur les informations personnelles confiées au web, surtout si elles sont directement associées à un nom.
Un ou plusieurs réseau ? Rien n'empêche d'adhérer à plusieurs réseaux. En moyenne, un internaute français est membre de 1,9 réseau social selon l'Ifop. Ainsi, 25% des internautes sont membres d'un seul réseau social, 34% sont membres de deux à trois réseaux et 18% participent à plus de quatre. Le principe ? Plus on est jeune plus on multiplie les réseaux. La position sociale est en revanche très peu discriminante. Employé, ouvrier, cadre ou de profession libérale, l'internaute français adhère à peu près au même nombre de réseaux quel que soit son statut social.
Des modes de fonctionnement similaires. Enfin, d'un réseau à l'autre, du pro au perso en passant par le gratuit ou le payant, les modes de fonctionnement se ressemblent beaucoup. D'abord, on s'inscrit en documentant son profil (écoles, universités, activités professionnelles, centres d'intérêts, photos,...). L'idée étant que plus le profil d'un membre du réseau sera riche, plus celui-ci aura de chance de multiplier le nombre de ses "amis". Ici, l'un des critères à prendre en compte est donc la palette des possibilités de contact entre membres offerte par le réseau : plus ces possibilités sont nombreuses, plus l'internaute valorisera son apport personnel.
Andrée Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La net économie, PUF 2007, collection Que sais-je ?











