Emploi vert, pourquoi pas pour vous ?

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Mercredi 8 Février 2012
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Emploi vert, pourquoi pas pour vous ?

Droit et vie pratique
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Emploi vert, pourquoi pas pour vous ?
Les énergies renouvelables représenteraient quelques 134 000 emplois verts en 2012. Zoom sur les opportunités de cette filière en fort développement.
En juin 2009, le Boston Consulting Group estimait que les 450 milliards d'investissements promis par le Grenelle de l'environnement créeraient 600 000 emplois d'ici 2020. Au début de cette année, en février, le gouvernement annonçait qu'il consacrerait 370 millions d'euros au soutien de la formation aux métiers verts. Mais quels sont exactement ces métiers ? Quelles entreprises sont susceptibles d'embaucher dès à présent des salariés verts ?

Les énergies renouvelables en tête du classement. Cette filière sera certainement la plus pourvoyeuse d'emplois verts en France au cours des dix prochaines années. Ainsi, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), le nombre d'emplois liés aux énergies renouvelables aurait progressé de 38% de 2006 à 2008, passant de 52 500 à 72 600. Pour 2009, les prévisions sont de 79 300 emplois, soit +10% par rapport à 2008. Enfin pour 2012, l'effectif de la filière atteindrait les 134 000 emplois. Quels postes sont concernés ? Les opérateurs, techniciens ou ingénieurs capables d'intervenir dans les domaines du biocarburant, du biogaz, de l'éolien ou du solaire. De fait, quasiment tous les métiers traditionnels de l'industrie se retrouvent dans les filières vertes, qu'il s'agisse de production d'énergie ou de recyclage.

Des salaires de 17 000 à 40 000 euros annuels. Mais pour avoir une idée assez précise des possibilités offertes par toutes ces nouvelles activités, c'est certainement le site spécialisé sur l'innovation verte Cleantech Republic qui rassemble les meilleures informations. Une cinquantaine de métiers verts liés aux énergies renouvelables y sont recensés. Chacun de ces métiers est présenté sous forme d'une fiche mentionnant son périmètre et sa fonction, les formations requises, le type d'employeur et l'estimation du salaire. Ainsi, par exemple, l'agent de développement des énergies renouvelables devra gérer et suivre la consommation d'énergie de sa commune. Il proposera des axes d'amélioration et en programmera les travaux nécessaires. Il sera titulaire d'un DUT ou d'un BTS en "génie thermique" ou en "génie civil". Il sera employé par des municipalités et pourra prétendre à un salaire de 20 000 euros annuels brut environ. L'installateur de chaudières à bois quant à lui aura pour rôle la mise en place et l'entretien des chaudières, mais aussi l'information de sa clientèle. Doté d'un CAP « plombier chauffagiste », il aura suivi aussi une formation courte (2 à 3 jours) sur les chaudières à bois. Un salarié débutant pourra prétendre à 17 000 euros annuels environ. Enfin, un responsable de centre de stockage biogaz qui supervise l'activité de retraitement d'un site, en gère les frais de fonctionnement et participe à la préparation des budgets devra disposer d'un diplôme d'ingénieur en génie chimique ou en génie énergétique ou encore en génie de l'environnement. Il sera embauché par des entreprises de valorisation des déchets par le biogaz. Sa rémunération sera de l'ordre de 40 000 euros annuels.

Quels employeurs potentiels ? A elle seule, la filière photovoltaïque devrait recruter plus de 10 000 personnes d'ici 2012. Elle atteindrait alors un effectif de 15 000 personnes, selon le site internet cadremploi.fr. L'essentiel de ces embauches concernerait les métiers de poseur, les technico-commerciaux, les ingénieurs d'affaires et les ingénieurs de bureaux d'études. Parmi les employeurs potentiels, la publication dédiée à l'emploi des cadres recense une petite dizaine d'entreprises spécialisées comme Solaire Direct, Poweo, Evasol, Sunnco, UrbaSolar ou encore EDF ENR. Elle inclut également des groupes plus généralistes comme Carbone Lorraine, Soitec, Air Liquide ou encore Total. "Gare à la précipitation", prévient toutefois la rédaction du magazine. Car sur ce marché jeune et immature, "le meilleur côtoie le pire"

Andrée Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La net économie, PUF 2007, collection Que sais-je ? 



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