Portés par le succès immense des deux premiers volets de cette saga - Les Yeux jaunes des crocodiles et La Valse lente des tortues - Les Ecureuils de Katherine Pancol se sont vite installés au sommet du classement des best-sellers. Il faut dire que l'auteur met toujours le paquet : des titres atypiques qui attirent le regard et des centaines de personnages et d'histoires qui s'ammoncellent au fil des pages. Chez Pancol, il y en a pour tout les goûts. Dans les précédents opus comme dans le dernier, elle nous couvre d'histoires. Dans les écureuils de Central Park, vous pourrez tour à tour faire connaissance avec les vieille légendes d'Ecosse, l'histoire de la mode et les reines médiévales, survoler les Caractères de La Bruyère ou encore cotoyer la crise économique mondiale ! Mais à vouloir trop nous couvrir, Pancol nous étouffe.
Petite littérature de plage. Le premier tome était frais, le deuxième présentait quelques longueurs, le troisième est lassant. Les pseudos considérations géopolitiques ("C'est surtout de la Chine que surgissaient les problèmes") sont barbantes, tout come le faux "style jeune" ("Même pas que j'achète les lacets !"), les jeux de mots ("ENA, Ecole Nationale d'Admiration") et les innombrables passages entre les uns et les autres. Mais ce qu'on retient surtout, c'est la surdose de "je t'aime moi non plus" et de rose. Chez Pancol on souffre peu, car tout est beau, tout est rose... et ça frise le ridicule. Une jeune styliste rêve de décrocher un stage dans une grosse boîte, et voilà qu'on lui offre un stage de trois mois à New-York rémunéré 20 000 euros par mois, avec appartement et chauffeur ! Vous l'aurez donc compris, l'histoire est facile et le style banal, mais on ne s'arrête pourtant pas de lire, voire même de dévorer ce livre. Et c'est là que réside le mystère Pancol : ce livre compte 850 pages, mais il se lit en trois jours. Preuve que la lecture n'a pas été si pénible, même si la fin est décevante et plus qu'attendue. Bref, un livre qui ira très bien avec la crème solaire et les mots croisés dans votre sac de plage.
Fatima Rougi, journaliste - auteure du blog DailyRougi











