Les raisons d'un clash. Miss France se veut représenter l'image de la France, à travers ses plus belles femmes, tout en respectant des valeurs morales. Selon Geneviève de Fontenay, qui a vendu la société Miss France à Endemol en 2002, ces valeurs sont bafouées par la société de production. Après Valérie Bègue à moitié nue sur une croix, c'est le cas de Miss Paris qui a fait exploser Geneviève. La miss avait été destituée après avoir fait des photos de charme. Geneviève n'a pas supporté qu'Endemol la fasse participer à une de ses émissions de télé-réalité. C'est du moins la version officielle. Du coup, tempête dans le monde des miss l'année dernière : Geneviève de Fontenay demande la rupture de son contrat avec Endemol et crée son propre comité : Miss Nationale 2011 concurrencera donc Miss France. Pour les spectateurs, c'est l'occasion de voir une deuxième fois de jolies filles défiler en maillot de bain. Entre les deux sociétés, c'est la guerre.
Une entreprise opaque. Une guerre qui ressemble à David contre Goliath. Diffusion en prime sur TF1 pour Miss France, seulement quelques extraits de la cérémonie sur BFM TV pour les miss de Geneviève. Les moyens de Miss Nationale ne sont pas comparables à ceux de Miss France. Dès leur élection, les miss France deviennent salariées de la société. Combien gagnent-elles ? Impossible d'avoir la réponse. Mais l'entreprise des miss est un véritable business. La miss et ses dauphines facturent leurs prestations dès qu'elles se rendent dans des communes, des salons... Sans compter ce que rapporte la soirée de l'élection. Même si l'élection a perdu 1 million de fidèles cette année, avec près de 7 millions de téléspectateurs, Endemol n'est pas prêt de laisser ses miss s'envoler.
Marion, rédaction de MaNews.











