Un principe simple. Ce jeu est composé de cartes représentant des animaux joliment dessinés mais à qui il manque les oreilles. De différentes formes et de différentes couleurs, les oreilles en bois correspondantes sont placées dans un petit sac en tissus. Pour initier l'enfant, Haba propose un premier principe à ce jeu : le parent tire une carte et l'enfant, selon son âge, doit faire le bruit de l'animal dessiné sur la carte ou dire son nom. Ensuite les neufs cartes contenant le dessin des animaux sont disposées en carré sur la table. Chacun à son tour, les joueurs tirent une oreille, et une seule : c'est un premier apprentissage pour le tout-petit. Il ne doit prendre qu'une seule oreille. Ensuite il faut placer cette oreille sur la bonne carte, c'est à dire sur le bon animal. Et au final, le gagnant est l'animal qui a retrouvé ses deux oreilles.
Un jeu personnalisable. On peut aussi ajouter des variantes. Exemple : trois oreilles bleues, qui ne vont à aucun animal sont rajoutées dans le sac, et si un joueur en tire une il doit apprendre à passer son tour... dur dur quand on a trois ans ! Ce jeu de coopération est une initiation réussie pour les tout-petits. Il peut aussi se jouer en famille, avec les frères et les s?urs un peu plus grands. Pas de disputes à la clé, puisque se sont les animaux qui gagnent la partie !
Apprendre à perdre. C'est donc aussi par sa fonction d'apprendre le rôle de « joueur » que ce jeu emporte actuellement un réel succès auprès des enfants, et des parents. Il permet en effet à l'enfant de savoir gagner... et perdre. Savoir passer son tour parce que l'on n'a pas tiré la bonne carte n'est en effet pas évident du tout pour un tout-petit ! « Tirez les oreilles » est donc l'occasion pour un enfant de partager une activité ludique avec sa famille. De plus avec ce type de jeu coopératif, les parents sont des partenaires. Les joueurs gagnent (ou perdent) ensemble. Perdre est donc plus facile à gérer pour l'enfant qui, de ce fait, peut y jouer très tôt, dès deux ans.
Carole Mêlé, fondatrice de « l'Atelier des jeux », pour MaNews











