L'explosion de la bande FM. Au départ il y a en France la radio d'État et quelques radios périphériques basées à l'étranger (Europe 1, RTL, RMC...). François Mitterrand à peine arrivé au pouvoir brise ce monopole et ouvre la bande FM aux radios libres. C'est la cacophonie : tout le monde émet, n'importe quoi, sur n'importe quelle fréquence. Ce sera par la suite légiféré et réglementé par une Haute Autorité, devenue aujourd'hui le CSA. L'offre de radios est maintenant très riche, la concurrence pour l'attribution des bandes FM est rude. Dernier exemple en date, l'ouverture d'une station locale de Radio France à Toulouse. Prévue en décembre, elle a finalement commencé à émettre fin février. Pourquoi ce report ? Car le CSA a tardé à attribuer une fréquence à la radio locale sous la pression des radios indépendantes. Quand une fréquence se libère, tout le monde veut sa part du gâteau, et les petites radios libres, réunies en syndicats ne se laissent pas faire. Au final Radio France, pour sa mission de service public, a bien réussi à obtenir ses autorisations.
Un avenir à préparer. A l'heure du tout numérique, les radios libres vont devoir s'adapter. Leur audience est loin d'être négligeable, elles ont donc les moyens de se développer sur Internet. Elles peuvent aussi miser sur la mise en place de la radio numérique terrestre (RNT) pour se développer. C'est la nouvelle révolution qui se prépare pour les radios françaises. En attendant, certaines vont fêter dignement leur anniversaire, comme Radio G, créée dès le lancement des radios libres en 1981. La radio indépendante d'Angers organisera toute l'année des concerts et animations spéciales.
Bonus : les radios libres vues par Les Inconnus.
A voir : Good Morning England, ou les débuts de la radio libre en Angleterre dans les années soixante avec une bande son exceptionnelle !
Marion, rédaction de MaNews











