Moins transparent que le chien, le chat dispose pourtant d'un large panel pour partager ses émotions.
Ronron. A commencer par le ronronnement, plus complexe qu'il n'y paraît. Il est, à raison, associé à un sentiment de bien être. C'est l'équivalent du sourire chez l'homme. Mais pas seulement. Nous sourions quand nous sommes content, mais aussi dans une situation embarrassante. Pour le chat c'est la même chose il peut cacher par son ronronnement une profonde détresse. Il l'utilise alors pour se calmer. Un reflexe acquis dès le plus jeune âge. La chatte utilise le ronronnement pour tranquilliser ses petits et pour rythmer la tétée.
Miaou. De la même manière le miaulement est complexe et peut recouvrir des émotions totalement différentes. Un simple miaulement équivaut à un salut, une marque de politesse et de contentement. Plus insistant, il signifie que l'animal a un petit creux. Aigu et lent, il révèle une douleur ou une détresse.
Une vingtaine de modulations de voix différentes ont été référencées jusqu'à présent. Mais le chat se distingue aussi par l'utilisation de la totalité de son corps pour transmettre des informations.
La queue, les yeux, les oreilles. On peut déceler dans les mouvements de la queue les véritables émotions que le chat cherche à masquer. En position haute pas de soucis. En revanche un chat méfiant agitera lentement sa queue de gauche à droite. S'il l'agite nerveusement, c'est qu'il est sur le point de manifester de l'agressivité.
Des oreilles bien levées sont un signe de curiosité et d'éveil. Plus elles se baissent, plus le degré de stress du chat augmente. Plaquées contre le crâne elles signalent un chat très effrayé et susceptible de se défendre.
Les yeux clos ou mi clos indiquent le bien être. En revanche dilatés et un peu rouges, et c'est le mécontentement qui se manifeste.
Nicolas, rédaction de MaNews











